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Après l'appel de Pékin à Paris d'"adopter une attitude claire sur la question du Tibet, afin de restaurer le plus vite possible les relations entre la Chine et France", le Quai d'Orsay n'a pas tardé à répondre. "La France n'est pas favorable à l'indépendance du Tibet, affirme le ministère des Affaires étrangères. Notre position absolument inchangée est celle du soutien à l'intégrité territoriale de la Chine et du refus des perspectives sécessionnistes ou de soutien à l'indépendance du Tibet". Mais "nous sommes attentifs à ce qu'il puisse y avoir une liberté religieuse et de pratique culturelle des Tibétains", précise Éric Chevallier, le porte-parole du Quai d'Orsay. "Pour apaiser les tensions, il nous paraît utile qu'il y ait un dialogue entre les autorités de Pékin et le dalaï-lama." Un peu plus tôt, le Premier ministre chinois a réaffirmé que la rencontre en décembre entre Nicolas Sarkozy, alors président en exercice de l'Union européenne, et le dalaï-lama avait "non seulement touché les intérêts fondamentaux chinois, mais blessé les sentiments du peuple chinois". Les présidents chinois Hu Jintao et français Nicolas Sarkozy doivent se retrouver à Londres le 2 avril pour un sommet du G20. "Le Tibet est une partie inaliénable de la Chine, le problème tibétain appartient aux affaires intérieures de la Chine", insiste le numéro deux chinois. Cependant, il ne précise pas quelles mesures concrètes la France pourrait prendre pour revenir à de meilleures relations bilatérales, alors que les présidents des deux pays doivent participer au sommet du G20 à Londres le 2 avril. "C'est un exilé politique, c'est prouvé par les faits" "Le dalaï-lama parcourt le monde et arrive à désorienter certains hommes politiques, certains pays occidentaux l'utilisent", affirme le Premier ministre chinois. Il "n'est pas un simple religieux, c'est un exilé politique, c'est prouvé par les faits", explique-t-il, se disant prêt cependant à le rencontrer sous certaines conditions. "Vis-à-vis du dalaï-lama, notre position est constante et claire, il suffit qu'il renonce à ses activités séparatistes et nous serons prêts à poursuivre le dialogue avec ses représentants, notre porte est grande ouverte." Le dalaï-lama, 73 ans, en exil en Inde depuis 50 ans, affirme depuis plusieurs années avoir renoncé à l'indépendance, proposant une "voie moyenne" qui passerait par une simple "autonomie culturelle". Après les émeutes de mars 2008 à Lhassa (21 tués selon Pékin, 203 selon les exilés), un dialogue avait repris sans donner de résultats. Pour prévenir toute protestation pour le 50e anniversaire de la rébellion avortée contre la présence chinoise, qui est tombé mardi dernier, la Chine a déployé d'importantes forces de sécurité sur le plateau tibétain.