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En France, on considère que les femmes sont moins douées en maths et dans les disciplines scientifiques que les hommes. C'est faux, bien sûr. Depuis une dizaine d'années, des expériences ont montré en réalité que ce préjugé a des effets ravageurs, et qu'il diminue leurs résultats et peut même les conduire à se détourner de ces disciplines. De même, aux États-Unis, on sait que le cliché selon lequel les écoliers d'origine européenne seraient plus intelligents que ceux d'origine africaine, diminue les performances de ces derniers. Toutes ces études montrent la même chose : les performances cognitives des individus ne dépendent pas seulement de leurs aptitudes personnelles, mais elles peuvent aussi être conditionnées par des stéréotypes sociaux, sexistes ou racistes. Les préjugés de ce type sont inhérents à nos sociétés mais ils n'ont rien d'une fatalité. Une étude publiée vendredi dans la revue Science démontre, en effet, que l'influence négative de ces stéréotypes peut être levée en renforçant l'estime de soi des personnes qui en sont les victimes. Et qu'elles peuvent s'en libérer en dressant par écrit la liste des principales qualités intellectuelles qu'ils estiment posséder. Cela peut surprendre mais ça marche très bien.