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En dédicace à « La nuit américaine » de François Truffaut, Sophie Lecarpentier répond mot pour mot, non sans humour, par « Le jour de l’Italienne », célébrant ainsi la mise en scène du spectacle vivant, au-delà de celle du septième art. Si le film évoquait le procédé technique permettant de simuler la pénombre nocturne en plein jour, la pièce, elle, fait référence à la lecture rapide du texte sans le jouer. Au travers de cette symétrie symbolique réunissant Cinéma et Théâtre dans leurs ressources du simulacre, c’est la maïeutique du spectacle qui se révèle, ainsi, durant cette période des répétitions, habituellement tenue secrète, où réalisateurs, comédiens et techniciens s’accordent à donner le meilleur de leurs rôles respectifs pour un objectif de création en commun. En choisissant Marivaux comme auteur de cette « épreuve » éponyme depuis le premier instant du « Travail à la table » jusqu’à la veille de la « Générale », la compagnie Eulalie s’est donné l’ambition de rendre compte du processus d’accouchement d’un spectacle où, en coulisses, les rôles sont confrontés à l’ambivalence des sentiments et ressentiments éprouvés à la fois par les comédiens et leurs personnages. Cette mise en abyme au deuxième et troisième degré renvoie chacun à sa perception subjective de la pièce pour laquelle il sera enclin à faire des « propositions » valorisant son interprétation et sa fonction, « nécessairement primordiale », dans la distribution.