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Une semaine après son audition, Dominique de Villepin est confronté à ses deux principaux contradicteurs : son co-prévenu Jean-Louis Gergorin et le général Philippe Rondot. Dominique de Villepin s'est défendu d'avoir voulu "régler des comptes" avec Nicolas Sarkozy, mercredi au procès Clearstream, à l'occasion d'une confrontation où les prévenus se sont mutuellement accusés d'avoir trempé dans cette tortueuse affaire de dénonciation calomnieuse. "Toute l'histoire de ma relation avec Nicolas Sarkozy montre que je n'ai pas voulu régler de compte et que j'ai fait abstraction des coups qui m'étaient portés", a déclaré Dominique de Villepin, répondant à ses contradicteurs sur le terrain politique. "Je veux bien que l'on m'accuse de beaucoup de choses, mais de rivalités, de coups tordus, non. Une dénonciation calomnieuse en matière politique a ceci de particulier qu'elle signe la mort de l'homme politique", qui la commet. "Ce serait ne pas avoir le sens de sa propre survie et de l'honneur", a poursuivi l'ancien diplomate, dans une grande envolée. Contre-attaque Dominique de Villepin a aussi contre-attaqué en mettant en cause devant le tribunal de Paris le général Philippe Rondot, un témoin clé qui l'accuse dans le procès du complot Clearstream. L'ancien Premier ministre, confronté à la barre au militaire, s'est appuyé mercredi sur un épisode crucial pour affirmer qu'il était à ses yeux indirectement responsable de la manipulation menée en 2004 avec des listings de comptes bancaires où figurait le nom de Nicolas Sarkozy.