Il y a quelque chose de dérangeant voire de flippant à déambuler au milieu des portraits de Valérie Belin, une galerie où la frontière qui sépare les notions de « beauté » et de « monstruosité » semble tout à coup terriblement friable. Pour sa première grande rétrospective qui couvre dix ans de son travail de 1996 à 2006, la photographe française a pris possession du deuxième étage de la MEP, la Maison européenne de la photographie. Aux murs, ses modèles, humains ou objets, qu’elle décline sous la forme de séries de 4 ou 5 images, pas plus, et selon un format à chaque fois plutôt impressionnant. Pas de contexte, pas davantage de décor, le fond est neutre, et le n[...]
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Updated :
2008-04-15 16:14:35
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