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Au cours des quatre derniers mois, une série d’articles dans les médias occidentaux, avec des titres comme "La précipitation sur les denrées alimentaires : les besoins de la Chine et de l’Occident précipitent l’accaparement des terres africaines". [1] "L’accaparement mondial des terres" [2], " les investissements en Afrique génère la peu de l’accaparement des terres" [3], ont mis en lumière une tendance émergente. Mis à part le côté sensationnaliste des titres, cette tendance est perturbante dans ce qu’elle implique au niveau politique et économique. La préoccupation réside dans ce que le directeur de la FAO, Jacques Diouf, a désigné sous le terme de "système néocolonialiste’’. Le vice-directeur de la FAO, David Hallam, estime que "ceci peut être une situation dans laquelle tout le monde gagne ou au contraire une forme de néocolonialisme aux conséquences désastreuses pour certains des pays impliqués. Le risque, pour certains des pays hôtes, en particulier ceux politiquement sensibles dépourvus de sécurité alimentaire, est qu’ils perdent le contrôle de leur propre ravitaillement alimentaire au moment où ils en ont le plus besoin’’.