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Artiste associé du festival, Romeo Castellucci dissèque «la Divine Comédie», en efface le texte et la disperse à travers la ville. L’Enfer dans la cour d’honneur, le Purgatoire au parc des expositions de Châteaublanc et le Paradis à l’église des Célestins. Romeo Castellucci déploie la Divine Comédie dans tout Avignon. Il est peu probable que le fondateur de la Societas Raffaello Sanzio fasse l’unanimité en sa faveur. Plasticien, metteur en scène, chef de troupe (et de famille nombreuse), passionné de peinture et de cinéma, admirateur de Carmelo Bene et de David Lynch, Castelluci n’a de cesse de déplacer le théâtre hors de ses frontières (texte, personnages, construction dramatique) pour explorer des zones qui interpellent, parfois violemment, les spectateurs. Pas de goût particulier pour la provocation : ses images choc sont le fruit d’un gros travail dramaturgique même quand, comme dans la Divine Comédie, il ne conserve aucun mot du texte d’origine.