Vous remontez régulièrement de l’information à votre réseau afin d’animer votre plateforme collaborative ? Comment la mettez-vous en valeur ? Tour d’horizon des 5 bonnes pratiques pour créer de l’échange autour de la veille.

Au préalable : Éditorialiser sa veille

Partager sa veille, c’est copier un lien du web pour partager un article, une vidéo ou un podcast. Cette pratique, qui est d’abord un métier, s’est propagée dans le grand public avec l’usage des réseaux sociaux et l’encouragement au partage. Twitter, Facebook ou LinkedIn sont autant de flux de partage social, où convergent des informations présentes sur le web. Ces informations sont liées à un réseau puisque nos partages sont visibles sur le flux de nos contacts ou des utilisateurs qui nous suivent. Afin d’optimiser le partage dans un contexte métier, on ajoute une dimension éditoriale, soit concrètement un texte au moment du partage. Ce commentaire est la voix de l’utilisateur, il renforce la dimension humaine du réseau et a l’intérêt d’augmenter la portée de l’information partagée en lui donnant une valeur supplémentaire. Dans le cadre d’un partage de lien du web, il a aussi l’avantage d’être indexé par le moteur de recherche comme contenu interne.

éditorialiser sa veille

La recommandation

C’est la manière la plus classique de mettre en avant des informations que l’on partage au réseau, un peu comme lorsque l’on tend un article papier à un collègue en lui disant « Tu devrais lire ça ». Cela permet de donner une valeur supplémentaire à l’article remonté, car c’est un utilisateur, identifié sur la plateforme, qui lui transfère une partie de sa propre valeur en le cautionnant. Si l’article est particulièrement important, l’emploi de la première personne renforce l’engagement de celui qui partage, mais ce n’est pas une obligation. L’idée est non seulement d’inciter les autres utilisateurs à lire, en écrivant une phrase d’encouragement, mais aussi à enrichir éventuellement l’article d’un contexte. On donne brièvement une information qui retiendra l’attention des utilisateurs : nom de l’auteur, sa spécialité, le sujet, un point qui a retenu notre attention… Pas besoin d’écrire un résumé, la forme doit être brève, pas plus d’une ou deux phrases.

Les phrases clefs 

  • « Un article sur les bonnes pratiques XXX à lire absolument »
  • « J’ai trouvé le second paragraphe sur XXX très intéressant, je vous le recommande »
  • « Le dernier article de l’auteur XXX, spécialiste du sujet, n’hésitez pas à y jeter un œil »

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L’enrichissement

C’est l’éditorialisation qui apporte le plus de valeur directe. Celui qui partage ajoute des éléments pour compléter le contenu partagé. Il prend ainsi la posture d’expert, car l’enrichissement ne doit pas lui demander beaucoup d’efforts. Cela concerne donc un sujet qu’il maîtrise, ou sur lequel il est en train de travailler. Il peut s’agir soit de données objectives, soit d’une explication plus contextuelle. On est presque dans l’explication de texte, avec l’obligation de rester concis.

Les phrases clefs 

  • « Un article sur les chiffres 2017, à confronter à ceux de 2016 qui étaient de … »
  • « Un article intéressant qui s’inscrit dans le contexte de la nouvelle loi XXX »

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La citation

La citation permet de sortir rapidement une information d’un contenu, elle permet de mettre en exergue l’essentiel tout en incitant à la consultation. Lorsque l’on cite une phrase ou un chiffre, l’idéal est de le situer précisément : quel paragraphe, quel minutage d’une vidéo ? C’est une éditorialisation qui demande un effort limité dans la mesure où on prend connaissance d’un contenu juste avant de le partager. Tout se fait dans l’instant, et cette pratique est avant tout un réflexe à acquérir.

Les phrases clefs : Une phrase un peu choc sortie du contexte, des chiffres percutants. On peut raccourcir la citation en utilisant le signe (…) pour signifier qu’elle est tronquée.

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Le contre-pied

Parfois on a besoin de montrer qu’on n’est pas d’accord avec une information, une tribune ou une analyse. C’est plutôt courant dans le cadre d’une veille concurrentielle ou dans un contexte de pression métier liée aux chiffres, par exemple des sondages. On est dans l’événementiel, c’est-à-dire que la polémique vaut surtout pour une temporalité limitée. C’est particulièrement visible lors d’une crise. Ainsi d’une décision politique qui aurait un impact sur le métier : elle créé d’abord un moment de tension avant sa résolution sur un temps plus long (retour à la normale ou adaptation). L’éditorialisation de la veille est importante dans l’immédiateté, elle permet de faire réagir un réseau ou un groupe autour d’une problématique et de créer de l’engagement, quels que soient les avis.

Les phrases clefs 

  • « Une analyse que je ne partage pas, qui montre le point de vue de XXX »
  • « Une interview où on se rend bien compte du décalage entre XXX et XXX »

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L’appel à la réaction

Faire réagir les lecteurs, c’est l’objectif majeur du community manager. C’est aussi le cas sur une plateforme collaborative, même si le fait de ne pas être dans une relation consumériste rend le quantitatif moins prépondérant par rapport au qualitatif. Pour être efficace, le procédé doit être pertinent et pas trop répétitif. En effet, plus la cible est restreinte, plus les échanges doivent être qualitatifs. Pour obtenir plus de retour, la question doit être suffisamment précise, sans être trop spécialisée !

Les phrases clefs 

  • « L’article dit que XXX. Vous êtes d’accord ? Qu’en pensez-vous ? »

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