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Retour sur le Salon Intranet collaboratif, Digital workplace et RSE édition 2018 – par Alain Garnier

On vient tout juste de plier les gaules du salon Intranet RSE 2018, et c’est une cuvée très intéressante et tout en transformation, à l’image la transformation digitale que ce salon prétend défendre. On peut dire qu’il y en avait pour tous les goûts et toutes les approches ! 

Je vous propose une petite visite guidée, tout en partialité bien sûr, de ce que j’ai trouvé intéressant à noter et prometteur.

L’Absent

À noter d’abord un absent de marque… je veux bien sûr parler de Microsoft. Depuis qu’il a réussi son hold-up sur le marché du Cloud via Office365 et réussi à garder sa base installée de grands comptes sur son inébranlable couple Outlook/Office, il n’a plus besoin de se déplacer… si ce n’est avec ses partenaires / co-pétiteurs comme Powel365 par exemple. La messe est dite de ce côté-là. Google, ni aucun autre acteur indépendant, n’a réussi à bouger le monopole de la bureautique que détient Microsoft depuis des années. C’était une bataille perdue d’avance sauf à avoir des moyens colossaux ET surtout être américain. C’est bien pour cela que pour Jamespot j’avais laissé ces combats à d’autres (Jive / blueKiwi), qui y ont laissé des plumes sur la route. Dont acte.

Il n’empêche que Microsoft, comme l’a bien analysé le Gartner, se soucie tellement de cette migration Cloud que ça laisse de la place à d’autres les outils innovants et métiers pour la collaboration en entreprise. C’est tout l’objet du salon !

Les classiques du collaboratif

À commencer par le leader historique sur ce marché, Jalios, qui cette année s’est fendu d’un stand à la hauteur de son ambition désormais internationale en s’entourant de ses fidèles partenaires intégrateurs, donnant parfois à l’enclos Jalios un air d’Astérix et de village gaulois… fort sympathique au demeurant !

Jalios

Un autre acteur a joué de la proximité avec le salon Documation :  il s’agit d’Everial, société bien connue dans la dématérialisation qui avait racheté Knowings (passation de retraite de mon ami Patrick Michels, qui depuis profite bien de ce temps comme en atteste son blog). L’investissement sur le stand montre aussi l’intérêt pour le secteur. On commence à avoir sur la partie Intranet et RSE / Digital Workplace des acteurs qui n’ont plus rien à envier à nos voisins historiques du salon SIRH, fort bien dotés en budgets marketing…

Everial

Autre acteur qui grandit sans faire de bruit, Insphéris, solution Intranet Lively qui, année après année, renforce sa présence. Comme en attestent son stand encore agrandi cette année et les nouvelles têtes présentes sur le salon. Preuve aussi que l’Intranet de Communication avec un grand C, dédié à la com descendante, reste une demande forte qui n’a pas disparu au profit des outils plus « collaboratifs » ou « sociaux » ou « temps réels ».

Inspheris

On attendait aussi nos amis d’Elium, suite à leur levée de fond importante. Et ils ont été présents, avec un joli stand épuré comme ils savent le faire. Ils présentaient leur V4, encore en cours de finalisation, avec là aussi un design de plus en plus épuré et une volonté de rester centrés sur le knowledge (même s’ils ont abandonné leur nom historique de Knowledge Plaza) encore pour un temps. Ce segment du KM suffira-t-il, au niveau Européen, aux appétits de nos amis belges ? C’est tout l’enjeu pour eux.

Elium

Bien sûr, vu qu’on fait le tour des « classiques ». Je ne dois pas non plus oublier XWiki toujours fidèle au poste avec une superbe référence Amazon à son actif. Et pour convaincre Amazon… il faut avoir un produit béton ! Chapeau Ludovic Dubost !

Il y avait aussi eXo Platform et Liferay dans la catégorie Intranet & CMS. Toujours présents, même s’il n’y avait pas de nouveautés flagrantes.

On peut aussi nous classer (Jamespot) dans la catégorie des classiques. On vient depuis 2011 ! Cette année, on a privilégié un stand « cosy » pour nos annonces produit phares « M&Ms » (Mobile Natif et Messenger). Mais je ne veux pas m’appesantir sur nous.  On a en tout cas bien profité de ce moment car une bonne partie de l’équipe est passée sur le salon et c’est l’occasion de rencontrer et de croiser l’écosystème, mais aussi nos clients fidèles ou des prospects qui ne demandent qu’à le devenir !

Jamespot

Les partenaires

On avait aussi des partenaires conseils présents, moins nombreux qu’à l’habitude, certes, mais Arctus et Spectrum Groupe étaient présents. Spectrum Groupe, par exemple, a démontré sa croissance sur ce marché avec une équipe élargie et un benchmark renouvelé. Les échanges autour de l’évolution de ce marché avec Ali Ouni sont toujours aussi intéressants et ouverts. Et on a eu la surprise aussi de voir Thomas Poinsot (Ex Lecko) s’occuper du benchmark Spectrum Groupe pour donner des clés aux porteurs de projets.

Spectrum Groupe

En parlant de Lecko, c’était prévisible : Lecko n’est plus là, préférant créer son propre événement à des dates proches, et analysant que ce n’était plus ici que se passait ce marché. Ce que le visitorat et la qualité des stands démentaient partiellement même si, on le sait bien, ce n’est plus sur un salon que se fait un marché. Le Web, les webinaires, les conférences et les multiples tiers lieux ont fragmenté le rapprochement de l’offre et de la demande.

On a eu quand même le plaisir de croiser Arnaud Rayrole et Christophe Borée. L’occasion d’une discussion franche sur nos accords et désaccords autour de l’analyse du marché et du rôle des prescripteurs et du conseil.

Quand on parle de croissance de marché, c’est aussi le cas de Sindup, solution de veille qui s’est imposée lentement mais surement comme leader de ce marché, comme en atteste son magnifique stand !

Sindup

Innovations et nouveaux venus

Un salon est aussi le lieu des innovations et des nouveautés… et des nouveaux aussi. Petit tour d’horizon (tout aussi partial) de ce qui m’a intéressé & accroché.

A commencer par LinTO, une riposte aux GAFAM et leurs systèmes de reconnaissance vocale (Google Home, Amazon Echo etc…) made in Linagora et Made in France.  Voilà un enjeu pour l’écosystème : s’approprier cette plateforme plutôt que de se laisser « prendre » encore par une plateforme US. Bravo Alexandre Zapolsky !

Linto

J’ai bien aimé la nouvelle solution Atolia. Très « Slack Like » comme on dit… et qui cherche à améliorer le travail en équipe. Sujet traité également par mon ami Philippe Pinault de talkSpirit mais qui n’était pas cette année sur le salon.

Atolia

Mention spéciale pour Beekast, qui préfigure tout ce que l’animation et le temps réel peut amener au sein du collaboratif. C’est bien fait, c’est utile et rapide. Il existe même des versions freemium.

Beekast

Cette année Lumapps arrive en force. Fort de sa levée de 8M$ et une taille d’équipe qui a explosé. Bon, rappelons que Lumapps tourne 100% sur plateforme Google… Sa baseline est même « The intranet recommended by Google ». On a donc (à l’instar d’un Powell365) un acteur qui apporte un plus sur une plateforme 100% US… très bien réalisé. Mais pour ceux qui aiment s’enfermer dans le monopole jusqu’aux oreilles.

lumapps

Ici, un vrai nouveau venu, Netframe, repart au combat des plateformes collaboratives avec une toute nouvelle proposition. Je suis toujours ravi de voir que le marché même mature voit encore arriver des startups. Longue vie à eux !

Net Frame

Bon, ce ne sont pas des nouveaux. Mais Whaller, avec son positionnement à la fois B2C qui joue la carte de l’anti-GAFAM (cf. ses stickers sur le stand) mais aussi B2B (où la question de la souveraineté est différente), se fait entendre. Et je ne vous cache pas que je suis ravi d’avoir un autre porte-parole bruyant en la personne de Thomas Fauré, avec des thèmes qui me sont chers : domination américaine, perte de souveraineté, etc…

J’ai juste trouvé que les slogans de type « GAFAM DEHORS » sont peut-être trop durs. Et qu’il ne faut pas que nous tombions dans une violence inutile. Maintenant, ces propos sont aussi le reflet de la violence que nous subissons comme acteurs locaux face à la domination des GAFAM et le rôle de complice de nos élites qui n’en voient pas le risque mais juste leur intérêt propre et personnel à s’allier aux puissants. Préférant le « non risque » pour leur carrière, quitte à être en désaccord avec les intérêts métiers et de leurs utilisateurs, et des intérêts de leur société. Mais souvent dans un grand groupe, mieux vaut ne pas faire grand-chose et ne pas se planter que de risquer et d’avoir le moindre problème.

On le voit le débat est de taille.

Whaller

Je dois aussi citer nos amis de Glowbl qui proposent sur le créneau très chargé de la visio et de la réunion à distance une solution originale. Mais le secteur est très demandeur et les croissances sur un besoin qu’on pensait « commoditisé » a été totalement relancé par l’irruption du protocole WebRTC dans tous les browers modernes et a donné lieu à une foultitude de startup. Comme quoi la techno génère aussi des usages…

Le salon a aussi eu ses fails. Comme après un super départ en terme de fréquentation… la grève de jeudi a fait que les couloirs étaient un totalement déserts… Et quelques emplacements étaient vides. Signe de la mutation forte de ce marché. Ou de la négociation de prix trop dure d’Olivier M.

Débats et prises de parole

On parle souvent de la qualité des conférences. Je les ai trouvées moins « bullshit » et « whishful thinking » que d’habitude, sans doute en résonance avec le marché et les acheteurs présents. Cela fait bientôt 10 ans qu’on explique, analyse, lance des projets… donc on commence à avoir un réel retour terrain. Et je tiens aussi à saluer la table ronde ou étaient Julie Petignat de Jamespot et Fabienne Vandekerkove d’Elium, pour rappeler que c’est toujours mieux « jamais sans elles ».

Pour ma part je devais faire une table ronde avec Edouard Coisne de MOFFI et Marion de Tequila Rapido … remplacée au dernier moment par Ianis, très sympatique par ailleurs, mais qui a fait de ce trio un 100% masculin –  Sorry girls ! –

Non, ce qui m’a le plus surpris positivement ce sont les fameux « Topos rapido ». Lancés l’an dernier un peu comme des gadgets, ils ont pris une place importante cette année. Et le format « rapido » oblige justement les intervenants à aller à l’essentiel. Bon, j’avoue que j’ai trouvé top ceux de Jamespot (Bravo à Matthieu, Paul, Eric, Antoine et Guillaume !). Mais j’ai aussi beaucoup aimé celui de Gaëlle Roudaud (Arctus). Et plus généralement le format !

Bref, un salon Intranet collaboratif, Digital Workplace et RSE très enrichissant. Sans doute moins « fou fou » qu’il y a quelques années … mais en revanche beaucoup plus mature tant du point de vue des offres, que des visiteurs et des projets.

À l’année prochaine !

Alain Garnier

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